LES MEES
Trois nouveaux projets de centrales photovoltaïques : 600 hectares impactés
En mai 2026, trois projets sont lancés sur la commune des Mées:
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Deux projets d'agrandissement d'une centrale de prés de 400 hectares par l'entreprise Sonnedix: 12 et 20 hectares sur des surfaces boisées
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Un projet monstrueux de 150 hectares "Lavansol P" à 1km de la commune de Puimichel
Une première enquête publique s'est tenu du 12 janvier au 12 février pour le défrichement et le permis de construire du projet M18 au lieu dit "la Chapelle". Notre expert écologue Pierrot Pantel accompagné GNSA est allé sur site afin de confronter les affirmations de l'étude d'impact avec la réalité du terrain et ce qu'ils ont découvert est stupéfiant: le bureau d'études à clairement menti dans son étude d'impact et nous pouvons le démontrer. Il affirme par exemple qu'il n'existe aucun gîte potentiel pour les chiroptères sur le projet, or, nous avons pu en dénombrer une demi douzaine. Plusieurs arbres morts sont présents au cœur du projet et nous avons pu vérifier par photo satellite que lors de l'étude d'impact en 2018, ils étaient déjà morts, d'où leur qualité d'arbres gites à minima potentiels à l'époque. Ceci n'a pas empêché les experts payés par l'industriel d'affirmer que ce projet n'aurait aucun impact sur les chauves-souris.
Il en est de même pour le grand capricorne du chêne, qui effectue son stade larvaire au sein d'arbres morts, et pour lequel là encore le bureau d'études a menti en disant que le milieu n'était pas favorable à cette espère. Ces éléments remettent sérieusement en question la fiabilité et la sincérité du dossier présenté au public. Une décision d'une telle importance ne peut pas reposer sur des données inexactes ou incomplètes.
En résumé, voici les arguments opposables à la demande d'autorisation du défrichement et de permis de construire:
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Défrichement sur 12 hectares en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), en opposition au consensus scientifique
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Révision du projet par le bureau d'études suite à l'avis très défavorable de la MRAE en 2020. Malheureusement, la nouvelle copie n'est toujours par la bonne.
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Aucun inventaire faunistique et floristique en janvier-février et octobre comme le demandait la MRAE joint au projet.
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Aucun passage du bureau d'études dans plusieurs zones du projet (impossible d'avoir un état des lieux fiable sur les enjeux en présence)
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Aucune analyse du risque lié au démantèlement de la centrale
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Mise en place de mesures ERC (Eviter, Réduire, Compenser) dont l'inefficacité est scientifiquement prouvée (tas de pierres pour reptiles)
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Mesures compensatoires déguisées en mesure d'accompagnement (recréation de 5.1km de corridors écologiques, plantation de 2,1km de haies, une dérogation "Espèces protégées" est inévitable !
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Effets cumulés sous-estimés (capacité de charge du plateau de la Colle largement dépassé)
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Aberrations scientifiques dans l'analyse de risques: risque fort pour le Geai des chênes mais considérer négligeable pour l'engoulevent d'Europe ou pour le Coucou gris
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Affirmations fausses: "boisements non favorable au grand capricorne du chêne", "zone de transit pour la Basbastelle d'Europe"
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Analyse du risque pour les espèces protégées non conforme à la réglementation car effectuée à l'échelle de la population et non des individus impactés: Enjeux et impacts très sous-estimés
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Autres impacts sous-estimés: 2.5km de clôture équivaut à 250 chauve-souris et 1500 oiseaux tués sur les 40 ans d'exploitation. Les panneaux photovoltaïques qu'elle protège seront responsable de la mort de 2445 oiseaux tués par collisions.
Finalement, malgré les manquants clairement identifiés du rapport du bureau d'études, le permis de construire de M17 a été obtenu mais sans la dérogation pour espèces protégées qui est prévue. Sonnedix pourrait commencer des travaux illégaux comme l'avait fait Boralex à Cruis, mais tout le monde n'est pas Boralex. De plus la présence du recours porté par Elzéard et le combat de Cruis rendent les opérateurs plus frileux, mais en même temps malheureusement plus ''respectueux'' des procédures, que les lobbies des industriels s'attachent à faire évoluer par des lois cadres qui leur sont favorables.
